Al Kindi : La lorgnette de Roger Bacon
Il fut aussi le premier a écrire un ouvrage sur les principes de la cryptanalyse.Et ceci dés le XIéme siécle.Une technique qui consiste a déchiffrer un texte codé en se passant de la clé. Un hacker en quelque sorte pour employer avec exagération, certes, un terme contemporain.
Et même si a l’époque, la science n’a pas encore opérée une distinction entre lumière et optique Al KINDI va a travers ses recherches inspirer beaucoup Roger Bacon. Ce dernier, on le sait, a laissé sa marque sur des sujets aussi pointus que la réfraction de la lumière, le télescope ou la chambre noire….
Il fut le premier à trouver une solution à une très ancienne interrogation chez les médecins : quelles doses de médicaments prescrire aux patients ?
De son nom Abou Youssouf Yagoub Ibn Ishak, Al Kindi naquit vers 800 à Koufa en Irak. Il a vécu sous le règne de Haroun Errachid et a été le contemporain de Al-Ma’moun, un calife abbasside.
Médecin, géographe, mathématicien, philosophe, astronome et physicien, Al-Kindi étonnait et subjuguait par son savoir encyclopédique. Certains l’ont surnommé le philosophe des Arabes tant sa contribution dans ces sciences était un fait établi.
Al-Kindi a écrit en tout
Aristotélicien et platonicien, Al-Kindi est connu pour s’être opposé contre le rejet par ses concitoyens des apports des autres cultures àlaleur.
Deux civilisations, (arabe et grecque qui ont nourri et développé l’Occident), qu’il ne faut pas saisir dans un rapport conflictuel. Il est, de ce point de vue là, une première tentative de la part d’un philosophe arabe de réduire les tentions de ce que l’on va appeler plus tard le choc des cultures ou des civilisations.
Traducteur des penseurs grecs, il fut lui aussi à son tour traduit en latin par Gérard de Crémone. Lettre de l’observatoire, le choix des jours, marées hautes et marées basses, remèdes préparés sont autant de ses livres disponibles en français.
Au Moyen-âge, Cardano, un philosophe et médecin italien, le considérait comme l’un des douze plus grands esprits de l’humanité.
Imprégné de la philosophie d’Aristote, Al Kindi considérait qu’il existe deux niveaux de la réalité, l’une matérielle logiquement et naturellement inférieure, parce qu’elle est changeante, l’autre immuable ; elle est la source de la
Connaissance pure.
Al-Kindi mourut en 873 pendant le règne de Mu’tamid. Il disait : l’esclave est un homme libre s’il commande à ses appétits. L’homme libre est un esclave s’il court après ses plaisirs.
Voyageur
Tabari : L’arpenteur des civilisations

Il est le premier musulman a avoir rédigé un ouvrage monumental sur l’histoire du monde depuis ses origines jusqu’au troisième siècle de l’hégire. Abou Djaafar Mohamed ibn jarir ibn Yazid est né en 839 au Tabaristan d’où son surnom de Tabari. Bien qu’étant d’origine iranienne ce n’est pas la langue perse qui va le capter ; sunnite il vivra et mourra à Bagdad. Une ville qu’il a rejoint tôt dans l’espoir de côtoyer Ahmed ibn Hanbal ; mais ce dernier décède juste avant que le jeune homme âgé de 17 ans n’arrive à cette ville. Tabari va, malgré tout, s’établir définitivement dans cette ville et rédiger la totalité de ses chroniques en arabe.
Dans la tradition des savants de l’époque Tabari fera de nombreux voyage après celui, le premier, qu’il a effectué à l’age de 12 ans en quittant le domicile familial avec comme bagage intellectuel une connaissance par cœur du Coran.
Il a séjourné en Irak, exactement à Koufa et à Bassorah . Il a aussi voyagé en Egypte, en Syrie et en Palestine. Des voyages « ponctuels » car il retournait à chaque fois dans sa ville d’adoption : Bagdad .Vers l’age de 30 ans il cessa définitivement ses voyages et passa le reste de sa vie (une cinquantaine d’années) a Bagdad où il décède en 923.
Tabari a écrit de nombreux ouvrages touchant à presque tous les domaines du savoir qu’il a étudié. Son « Tafsir » du Coran qui a traversé les siècles en perdant, malheureusement, quelques chapitres ne compte pas moins 3000 pages !
« La chronique, histoire des prophètes et des rois » cette œuvre est restée une référence incontournable pour celui qui veut jeter à travers les « enquêtes » de Tabari un œil « indiscret » sur les oppositions de nombreux chefs politiques pour l’accession au pouvoir.
Dans ce livre Tabari déroule l’histoire du monde telle qu’elle est décrite dans le livre saint mais aussi telle qu’elle est interprétée par les hommes et traduite dans des légendes et poèmes. Mais à partir de la période islamique et concernant la vie du prophète, Tabari ne s’appuie que sur deux sources ; le Coran et le hadith.
Tabari reste dans l’histoire celui qui a transcris et noté le plus fidèlement tous les aspects de la mémoire collective de ses contemporains.
Voyageur
: De la création à David
: De Salomon à la chute des Sassanides
: Les Quatre premiers Califes
AL FARABI: Quand Nestor rencontre le maître

Ses contemporains; Ibn Rochd, Maimonide… l'appelaient le deuxième maître. Aucun philosophe n'a accumulé en ce temps là autant de savoirs surtout dans les sciences grecques (avec à leur tête l'éternel Aristote) qu'Al Farabi ; cet infatigable arpenteur de la pensée de Platon et d’Aristote. Il était tout simplement le plus grand philosophe musulman, un mathématicien célèbre et un grand musicien.
(Son kitab al moussiqa al kabir « le grand livre de la musique » est considéré comme une œuvre majeure dans le domaine de la musique arabe. Dans son livre "Ihsaa al ouloum" inventaire des sciences Al Farabi procède à une classification de l'ensemble des spécialités connues en mettant en exergue les principes de base les régissant. En physique il est le premier à démontrer l'existence du vide.
Al Farabi de son nom Mohamed ibn mohamed ibn tarkhan ibn awzalag abou nasr al Farabi appartient à une famille de nobles Il est né en 872 au Turkestan à Farab où son père un turc exerçait un commandement militaire. Son enfance n'est presque pas connue. Il serait resté longtemps dans sa ville natale où il s'est familiarisé avec l'ensemble des sciences.
C'est à un age adulte (d’autres disent jeune) qu'il s'est rendu à Bagdad pour y parfaire ses connaissances en linguistique, en philosophie, en logique et en médecine. C'est là qu'il fréquente les philosophes chrétiens (a l’exemple de Abu M ishr Yunus) exilés dans cette ville à la suite de la fermeture de nombreuses écoles philosophiques d'Athènes par Justinien. Après un séjour en Egypte il s'installa définitivement en Syrie à Alep à la cour de Saif Eddaoula Hamadani.
Comprendre l’univers. Toute la trajectoire intellectuelle d'Al Farabi tend vers cet objectif. Décrypter le sens caché de la société humaine à travers deux de ses meilleurs observateurs ; Aristote et Platon les "mixer" avec la philosophie arabo-musulmane voilà l'un des apports essentiels de la pensée de cet intellectuel qui a jeté les bases de la gnoséologie.
« Héritier » pour ne pas dire « contaminé » par une idée fixe platonicienne une question hante ses réflexions : Expliquer la réalité multiple a partir de la conviction profonde que cette multiplicité est l'Œuvre de l'Unique.
Avec Al Farabi on assiste à une véritable tentative de concilier la philosophie grecque avec ce nouvel espace oriental dans lequel elle émerge et qui est déjà ordonné selon les canons du christianisme.
Soulignant enfin que les étapes de la pédagogie doivent débuter selon ce penseur par la connaissance de la langue et des lois qui la régissent'(la grammaire) ensuite monter d'un cran à la logique qui est la méthode de compréhension des sciences et techniques pour arriver aux mathématiques. Al Farabi meurt en 950 à Damas.
VOYAGEUR
Un roi légendaire et héros de la guerre de Troie, Nestor, roi de Pylos, organisait son armée ainsi: les meilleurs éléments en avant et en arrière et les éléments les moins sûrs au centre (Tiré de: Le texte argumentatif, ministère de l'Éducation du Québec, p. 7).
IBN SINA : La potion magique de l’occident

Ibn Sina aimait à dire que le temps fait oublier les douleurs, éteint les vengeances, apaise la colère et étouffe la haine ; alors le passé est comme s’il n’eut jamais existé. Abou Ali Al Hussein Ibn Abdallah Ibn Sina que l’histoire a immortalisé en tant que médecin est né en 980 à Afshena, une contrée perse. Très jeune il apprend le Coran et s’initie vite au droit musulman.
Il voit le jour un quart de siècle après le décès de celui qui va rester dans l’histoire comme « Le second maître » juste après l’immortel Aristote. Ibn SINA naît dans une époque et une sphère culturelle où les écrits majeurs de la pensée grecque sont déjà disponibles en langue arabe. Un cheminement qui prépare l’occident a les capter juste dans cette phase « obscure » de la fin de l’empire romain, le moyen age s’achemine laborieusement vers
Comme tous les esprits éveillés de son temps il s’intéresse à toutes les sciences, même celles qu’il trouvait ardues et qu’un maître incontesté va lui permettre de mieux pénétrer : Al Farabi (a qui on va réserver prochainement une présentation) sera, en effet, le lien entre lui et Aristote. Une "rencontre" intellectuelle heureuse puisque Ibn Sina reste aussi dans l’histoire comme le plus grand commentateur du philosophe grec. Agé à peine de 20 ans il est déjà rompu aux doctrines et aux théories de son temps : mathématiques, logique ; physique, droit, théologie…
La liste de ses ouvrages dépasse largement les 240 titres rédigés presque exclusivement en langue arabe. Au vu de son influence sur le Moyen-Âge occidental on peut estimer, à juste titre, qu’il a ouvert grâce à ses travaux un chemin royal à la renaissance européenne.
Son œuvre monumentale est sans conteste le canon de la médecine qui du 12e au 16e siècle sera
On dit d’Ibn Sina qui écrivait partout, même à cheval, qu’il pouvait citer de mémoire chaque passage de l’œuvre monumentale d’Aristote. Mais l’œuvre de ce penseur a souvent été en butte au fait du prince. Son traité de philosophie illuminative devait d’ailleurs être détruit de son vivant.
Fin connaisseur de Claude Gallien ce médecin grec de l’antiquité, Ibn Sina s’est beaucoup inspiré de ce « père de la médecine » pour rédiger son Kitab Al Qanum fi Al-Tibb (« Canon de la médecine »), une œuvre encyclopédique consacrée au savoir médical de ce temps là :la physiologie, l'étiologie, la symptomatologie, la diététique, la médecine préventive, la psychothérapie, la thérapeutique l'anatomie, mais aussi une classification des médicaments avec une description de leur propriétés thérapeutiques ainsi qu’une description des maladies localisées du corps, de la tête aux pieds y sont ,entre autre, abordées.
VOYAGEUR

Paracelse, de son vrai nom Philippus Aureolus Theophrastus Bombast von Hohenheim (1493-1541), était un chimiste et médecin suisse. Il va brûler le livre d’Ibn SINA
Claude Galien
« Claude Galien fut sans aucun doute un des fondateurs de la médecine. Il reste avant tout un grand enseignant et écrivain. Il ne laisse pas moins de 500 ouvrages, qu'il a pris la peine de lui-même ordonner dans Sur ses ouvrages (Περὶ τῶν Ἰδίων / Peri tôn idiôn et Sur l'ordre de ses ouvrages (Περὶ τῆς Τάξεως τῶν Ἰδιων Βιβλίων / Peri tês taxeôs tôn idiôn bibliôn). Il s'est efforcé de bâtir une encyclopédie des sciences de son temps, en se plaçant au-dessus des écoles : « Je qualifiais d'esclaves ceux qui se disent hippocratiques ou praxagoréens ou se réclament de quelque autorité, mais je choisissais ce qu'il y avait de bon dans chaque école. »
Il est l'auteur de nombreux travaux sur le système nerveux (notamment le parcours de l'influx nerveux), la myologie, l'hygiène (De l'hygiène) ou encore la diététique (Des propriétés des aliments). Pour lui (comme dans la médecine chinoise), la physiologie humaine repose sur les quatre éléments (air, terre, feu, eau) qui influent sur les quatre humeurs (sang, bile, pituite et atrabile). L'être humain est classé selon quatre tempéraments : les chaleureux et aimables qui sont les sanguins, et les lents apathiques qui sont les flegmatiques. La maladie résulterait du déséquilibre entre tous ces éléments. »
« A vous qui êtes appelés à nous juger, le premier d’une façon générale, les seconds tout particulièrement… »
J’ai vu Pélissier
Quand ces membres honorables de l’assemblée nationale et du sénat français réécrivent l’histoire en passant a l’essoreuse les tenues militaires des troupes coloniales pour enlever toute trace de sang on est tenté de leur rappeler cette réflexion d’Oscar Wilde : ….c’est toujours judas qui rédige la biographie.
Et même si pour les locataires de ces augustes assemblées il s’agit de raconter une fable a travers l’article 4 de cette loi « sur laquelle tout le monde pourrait être d’accord » (dixit leur Napoléon Bonaparte) nous on ne considère pas que cette phraséologie sur « le rôle positif de
Ils l'ont fait .Des preuves et des témoignages existent. Plus encore, certains le reconnaissent et l'écrivent encore dans leur mémoire. La torture en Algérie durant la colonisation a été une pratique constante. Dés le début de la pénétration des troupes françaises jusqu'au crépuscule de leur empire colonial cette présence "alien" ne s'est pas faite sur le principe d’une tournée d’un médecin de campagne apportant aux paysans un cachet d’aspirine ou d’un agent d’EDF rétablissant le courant électrique !
Et si, irruption des medias oblige, L'Histoire et la mémoire collective gardent vivace les massacres collectifs de civils en 1945 par les militaires ou plus tard, le traitement horrible par les paras de l'insurrection d’Alger, ces deux crimes contre l'humanité illustrent de façon brutale la collusion qui a toujours existé entre les militaires et les politiques. Des exécutants zélés "qui-ne-faisaient-qu'obéir-aux-ordres"de ceux qui diront plus tard "de nos bureaux on ne pouvait contrôler ce qui se passait dans les centres, dechras et casernes"!
En Ils l'ont fait .Ils le disent et ils l'écrivent et ils s'offusquent qu'on en parle ! Guelma; Kherrata; Setif et aussi Alger en 1957 avec un Aussares que présente Pierre Vidal Naquet dans "La torture dans la république" comme le chef de file d'une équipe de tueurs professionnels .De tout temps une coopération a existé entre les militaires et les politiques. Dans un entretien accordé au journal "Le Monde" le 23 novembre 2000 ce général déclare:"
"Tous les matins, avec Trinquier, je faisais mon rapport à Massu et lui racontais ce qui s'était passé la nuit précédente. Pour qu'on s'en souvienne, nous consignions tout dans un gros cahier manifold. Il y avait quatre pages pour chaque jour : une pour Massu, une pour Salan [commandant en chef des forces armées en Algérie], une pour Lacoste, [ministre résident en Algérie] et enfin une pour moi.
"Parfois, je disais à Massu : "On a ramassé untel" et je le regardais dans les yeux avant d'ajouter : "On le tuera demain." Massu poussait un grognement, et je prenais cela pour un oui. "Une nuit, je m'en souviens, Bigeard m'a dit-: "J'ai capturé le groupe terroriste de Notre Dame d’Afrique, une bande de tueurs dont je ne sais pas quoi faire. Est-ce que vous pouvez demander à Massu son avis ?" Que pouvait-on faire ? Livrer ces hommes à la justice ? C'était hors de question, nous avions autre chose à faire que d'examiner les situations particulières de certains individus dans le cadre de la légalité... Trinquier et moi, on va alors chez Massu, et Trinquier lui suggère : "Tu ne crois pas qu'on devrait les envoyer dans le maquis (autrement dit les flinguer) ?" Massu a répondu : "Un maquis éloigné!".
L'écrasante majorité des généraux qui ont eu a diriger les opérations militaires en Algérie à un moment ou un autre,ont soit donné l'ordre, soit couvert des actes barbares contre des populations civiles quand ils ne les menaient pas eux même; comme le général Pélissier en 1845 dans les plaines du Dahra.
Ce général piégea les Ouleds Riahs dans les grottes de Nekmaria y entassa des fagots de bois,alluma le feu et les enfuma devenant ainsi avec presque un siècle d'avance l'un des pères des chambres à gaz.
Plus tard un soldat raconte:" Rien ne pourrait donner une idée de l'horrible spectacle que présentait la caverne. Tous les cadavres étaient nus, dans des positions qui indiquaient les convulsions qu'ils avaient dû éprouver avant d'expirer. Le sang leur sortait par la bouche; mais ce qui causait le plus d'horreur, c'était de voir des enfants à la mamelle gisant au milieu des débris de moutons, des sacs de fèves,…"
Pélissier militaire n'a pas agit seul et, sur place, à Nekmaria il n'a pas improvisé : quelques jours auparavant, le gouverneur général d'Algérie le maréchal Bugeaud lui soufflait cette méthode barbare dans une note datée du 11 juin 1845 " …imitez Cavaignac aux Sbéhas" Effectivement le général Cavaignac avait une année auparavant enfumé la tribu des Sbéhas. Le colonel Saint-Arnaud ne va pas aussi démérité de sa hiérarchie: le 8 août 1845 il va emmurer une tribu entière.
Même si
VOYAGEUR
LOI n° 2005-158 du 23 février 2005 portant reconnaissance de
Article 1
Article 2
Article 4
Les programmes de recherche universitaire accordent à l'histoire de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord, la place qu'elle mérite. Les programmes scolaires reconnaissent en particulier le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord, et accordent à l'histoire et aux sacrifices des combattants de l'armée française issus de ces territoires la place éminente à laquelle ils ont droit.
Elle reconnaît les souffrances éprouvées et les sacrifices endurés par les rapatriés, les anciens membres des formations supplétives et assimilés, les disparus et les victimes civiles et militaires des événements liés au processus d'indépendance de ces anciens départements et territoires et leur rend, ainsi qu'à leurs familles, solennellement hommage.
