« A vous qui êtes appelés à nous juger, le premier d’une façon générale, les seconds tout particulièrement… »
J’ai vu Pélissier
Quand ces membres honorables de l’assemblée nationale et du sénat français réécrivent l’histoire en passant a l’essoreuse les tenues militaires des troupes coloniales pour enlever toute trace de sang on est tenté de leur rappeler cette réflexion d’Oscar Wilde : ….c’est toujours judas qui rédige la biographie.
Et même si pour les locataires de ces augustes assemblées il s’agit de raconter une fable a travers l’article 4 de cette loi « sur laquelle tout le monde pourrait être d’accord » (dixit leur Napoléon Bonaparte) nous on ne considère pas que cette phraséologie sur « le rôle positif de
Ils l'ont fait .Des preuves et des témoignages existent. Plus encore, certains le reconnaissent et l'écrivent encore dans leur mémoire. La torture en Algérie durant la colonisation a été une pratique constante. Dés le début de la pénétration des troupes françaises jusqu'au crépuscule de leur empire colonial cette présence "alien" ne s'est pas faite sur le principe d’une tournée d’un médecin de campagne apportant aux paysans un cachet d’aspirine ou d’un agent d’EDF rétablissant le courant électrique !
Et si, irruption des medias oblige, L'Histoire et la mémoire collective gardent vivace les massacres collectifs de civils en 1945 par les militaires ou plus tard, le traitement horrible par les paras de l'insurrection d’Alger, ces deux crimes contre l'humanité illustrent de façon brutale la collusion qui a toujours existé entre les militaires et les politiques. Des exécutants zélés "qui-ne-faisaient-qu'obéir-aux-ordres"de ceux qui diront plus tard "de nos bureaux on ne pouvait contrôler ce qui se passait dans les centres, dechras et casernes"!
En Ils l'ont fait .Ils le disent et ils l'écrivent et ils s'offusquent qu'on en parle ! Guelma; Kherrata; Setif et aussi Alger en 1957 avec un Aussares que présente Pierre Vidal Naquet dans "La torture dans la république" comme le chef de file d'une équipe de tueurs professionnels .De tout temps une coopération a existé entre les militaires et les politiques. Dans un entretien accordé au journal "Le Monde" le 23 novembre 2000 ce général déclare:"
"Tous les matins, avec Trinquier, je faisais mon rapport à Massu et lui racontais ce qui s'était passé la nuit précédente. Pour qu'on s'en souvienne, nous consignions tout dans un gros cahier manifold. Il y avait quatre pages pour chaque jour : une pour Massu, une pour Salan [commandant en chef des forces armées en Algérie], une pour Lacoste, [ministre résident en Algérie] et enfin une pour moi.
"Parfois, je disais à Massu : "On a ramassé untel" et je le regardais dans les yeux avant d'ajouter : "On le tuera demain." Massu poussait un grognement, et je prenais cela pour un oui. "Une nuit, je m'en souviens, Bigeard m'a dit-: "J'ai capturé le groupe terroriste de Notre Dame d’Afrique, une bande de tueurs dont je ne sais pas quoi faire. Est-ce que vous pouvez demander à Massu son avis ?" Que pouvait-on faire ? Livrer ces hommes à la justice ? C'était hors de question, nous avions autre chose à faire que d'examiner les situations particulières de certains individus dans le cadre de la légalité... Trinquier et moi, on va alors chez Massu, et Trinquier lui suggère : "Tu ne crois pas qu'on devrait les envoyer dans le maquis (autrement dit les flinguer) ?" Massu a répondu : "Un maquis éloigné!".
L'écrasante majorité des généraux qui ont eu a diriger les opérations militaires en Algérie à un moment ou un autre,ont soit donné l'ordre, soit couvert des actes barbares contre des populations civiles quand ils ne les menaient pas eux même; comme le général Pélissier en 1845 dans les plaines du Dahra.
Ce général piégea les Ouleds Riahs dans les grottes de Nekmaria y entassa des fagots de bois,alluma le feu et les enfuma devenant ainsi avec presque un siècle d'avance l'un des pères des chambres à gaz.
Plus tard un soldat raconte:" Rien ne pourrait donner une idée de l'horrible spectacle que présentait la caverne. Tous les cadavres étaient nus, dans des positions qui indiquaient les convulsions qu'ils avaient dû éprouver avant d'expirer. Le sang leur sortait par la bouche; mais ce qui causait le plus d'horreur, c'était de voir des enfants à la mamelle gisant au milieu des débris de moutons, des sacs de fèves,…"
Pélissier militaire n'a pas agit seul et, sur place, à Nekmaria il n'a pas improvisé : quelques jours auparavant, le gouverneur général d'Algérie le maréchal Bugeaud lui soufflait cette méthode barbare dans une note datée du 11 juin 1845 " …imitez Cavaignac aux Sbéhas" Effectivement le général Cavaignac avait une année auparavant enfumé la tribu des Sbéhas. Le colonel Saint-Arnaud ne va pas aussi démérité de sa hiérarchie: le 8 août 1845 il va emmurer une tribu entière.
Même si
VOYAGEUR
LOI n° 2005-158 du 23 février 2005 portant reconnaissance de
Article 1
Article 2
Article 4
Les programmes de recherche universitaire accordent à l'histoire de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord, la place qu'elle mérite. Les programmes scolaires reconnaissent en particulier le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du Nord, et accordent à l'histoire et aux sacrifices des combattants de l'armée française issus de ces territoires la place éminente à laquelle ils ont droit.
Elle reconnaît les souffrances éprouvées et les sacrifices endurés par les rapatriés, les anciens membres des formations supplétives et assimilés, les disparus et les victimes civiles et militaires des événements liés au processus d'indépendance de ces anciens départements et territoires et leur rend, ainsi qu'à leurs familles, solennellement hommage.
